 Pl. 1
Il leva les yeux vers le haut de
la Tour: et y reconnut le Roy d'Assirie: qui par une action toute desesperée,
sembloit n'avoir autre dessein, que de choisir s'il se jetteroit dans
les flames ou dans la Mer (page
13 de notre édition ; partie I, livre 1, p. 17-18 de l'édition de 1656). |
 Pl. 2
Trempant son doict dans son propre
sang, qui recommençoit de, couler abondamment, par l'agitation qu'il s'estoit
donnée; il escrivit en Lettres vermeiles, au milieu de ce Bouclier,
A JUPITER GARDE DES TROPHEES
(page 264 de notre édition; Partie
I, livre 2, p. 268-269 de l'édition de 1656). |
 Pl. 3
Je fus cent fois tenté de sortir du Bois, et d'aller interrompre leur
conversation, que je ne pouvois entendre: je pensay mesme aller attaquer
Megabise devant Amestris: toutefois voyant qu'il n'avoit point d'espée,
et que je n'en avois qu'une, je changeay de dessein, et je differay ma
vangeance (page 496
de notre édition ; partie I, livre 3 p. 500-503 de l'édition de 1656).
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 Pl. 4
Comme il fut un peu esloigné, il
ne pût toutefois s'empescher de tourner la teste de ce costé là: et alors
à travers les branches et les troncs des Arbres, il vit une femme qui
levant le coing de la Tente, sembloit regarder s'il estoit jour (page
878 de notre édition ; partie II, livre 1, p. 280-284 de l'édition de 1656).
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 Pl. 5
Le Roy eut aussi plus de trois mille chevaux
à l'accompagner: pour la Princesse, au lieu d'un Chariot ordinaire, elle
fut contrainte de monter dans un superbe Char de Triomphe, dont tous les
ornemens estoient d'or (page
1021; Partie II, livre 2, p. 423-424 de l'édition de 1656). |
 Pl. 6
Mais helas! il vit Policrite toute seule
dans un petit Bateau sans Rames et sans Gouvernail; qui ne sçachant que
faire, s'estoit mise à genoux pour prier les Dieux (page
1298 de notre édition ; partie II, livre 3, p. 700-702 de l'édition de 1656).
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 Pl. 7
Cent hommes portant un Belier, estoient
desja preparez pour s'avancer vers la porte du Chasteau, soutenus de deux
mille autres pour donner l'assaut, quand la bréche seroit faite; et ceux-cy
de plus de cent mille (page
1386 de notre édition ; partie III, livre 1, p. 22-23 de l'édition de 1656). |
 Pl. 8
Il vit sans doute un des plus beaux objets
du monde; mais le plus desagreable pour luy en cét instant, puis qu'il
connut que cette Personne n'estoit pas sa Princesse (page
1719 de notre édition ; partie III, livre 2, p. 355-56 de l'édition de 1656).
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 Pl. 9
Tout ce qui estoit donc dans le Navire
que j'avois attaqué s'estant rendu, j'y entray l'Espée à la main, ne m'estant
point demeuré d'autres armes: car j'avois non seulement lancé plusieurs
Javelines, mais mesme celle qui portoit le nom d'Alcionide, que j'avois
tousjours gardée, de puis le jour que cette belle Personne estoit venuë
dans mon Vaisseau (page
2025 de notre édition ; partie III, livre 3, p. 661-62 de l'édition de 1656).
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 Pl. 10
Comme ils en estoient là, un Soldat qui
avoit discerné la voix d'une Femme, et qui n'estoit pas de ceux qui estoient
gagnez, en fut advertir le gouverneur; qui se louant aussi tost, fit mettre
tous ses gens en armes; ut à la Chambre de Cleandre; fit ouvrir la porte
de ce Pont; et fit sortir quelques uns de ses Soldats, pour s'éclaircir
de ce qu'on luy avoit dit (page
2258 de notre édition ; partie IV, livre 1, p. 169-171 de l'édition de 1656). |
 Pl. 11
Otane estant donc entré de la maniere
que je vous ay dit, poursuivit Artabane, cette veuë fit faire un grand
cry à Menaste, qui pensa que c'estoit une aparition: et surprit si fort
Amestris, qu'elle ne pouvoit ny parler, ny se lever (page
2452 de notre édition ; partie IV, livre 2, p. 365-66 de l'édition de 1656).
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 Pl. 12
Cyrus fut si surpris du discours d'Andramite,
qu'il n'y pensa, lamais respondre: car se voyant si prés de Mandane, sans
oser luy dire ses veritables sentimens, ny presque la regarder, il n'avoit
pas l'esprit assez libre, pour agir comme il eust fait en un autre temps
(page 2696 de notre édition; Partie
IV, livre 3, p. 612-616 de l'édition de 1656).
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 Pl. 13
Mais à peine s'en fut elle aperçeuë, que nous entendismes par le son des
Cors, et par celuy des voix, que la Chasse estoit proche: et en effet
le Cerf passa si prés de nous, que ce fut l'instant où elle nous donna
le plus de plaisir (page
2768 de notre édition ; partie V, livre 1, p. 48-49 de l'édition de 1656). |
 Pl. 14
Mais Dieux, que devin-je, lors qu'estant
arrivé en un lieu où les Arbres s'esclaircissent, je descouvris l'ouverture
d'une grande Grotte qui s'enfonce dans le Rocher, et que je vy devant
cét Antre sauvage, le Prince Mazare assis sur une Pierre! (page
3121 de notre édition ; partie V, livre 2, p. 401-02 de l'édition de 1656).
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 Pl. 15
Jamais il ne s'est rien veû de si terrible,
que ce qui se passa en cét endroit: les Chevaux qui tiroient les Chariots
souloient aux pieds les corps des Soldats morts, ou mourants; les Faux
en renversoient d'autres, et les roües achevoient d'escraser ceux que
les Chevaux et les Faux avoient fait tomber (page
3488 de notre édition ; partie V, livre 3, p. 768 de l'édition de 1656). |
 Pl. 16
Et en effet, Cyrus s'avançant avec diligence,
et descendant de cheval, à quelques pas du lieu où estoit cette déplorable
Princesse; il la vit assise aupres du corps d'Abradate, à qui on n'avoit
pas osté les magnifiques Armes que Panthée luy avoit données (page
3516 de notre édition ; partie VI, livre 1, p. 26-28 de l'édition de 1656). |
 Pl. 17
De sorte qu'à la premiere conversation
particuliere qu'ils eurent ensemble, qui fut deux jours apres le retour
de Sesostris, il se mit à se pleindre de ce cruel changement qu'il voyoit
au procedé de Timarete: qui s'observant plus soigneusement qu'elle ne
faisoit quand elle estoit plus jeune, ne songeoit pas tant â dire ce qu'elle
pensoit, qu'à ne dire pas tout ce qu'elle avoit dans le coeur (page
3906 de notre édition ; partie VI, livre 2, p. 416-420 de l'édition de 1656).
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 Pl. 18
Cyrus approchant donc de ce Buscher, qui
commençoit de s'embrazer; et entendant ces paroles, commanda qu'on esteingnist
le Feu; qu'on déliast Cresus; et qu'on le remenast à son Palais: se tournant
apres vers le Roy d'Assirie, qui estoit present, pour luy reprocher sa
violêce: et pour luy dire, afin de l'empescher de s'opposer à ce qu'il
vouloit, qu'il sçavoit bien que Cresus ne sçavoit pas où estoit Mandane
(page 4305 de notre édition ; Partie
VI, livre 3, p. 815-816 de l'édition de 1656). |
 Pl. 19
En suitte dequoy, faisant aprocher le
Prince Artamas, le Sacrificateur s'avança: et fit la ceremonie des Nopces
de ce Prince et de la Princesse Palmis (page
4427 de notre édition ; partie VII, livre 1, p. 125-127 de l'édition de 1656). |
 Pl. 20
Mais comme il estoit prest de le faire,
on luy amena un Envoyé du Roy de Pont et du Prince de Cumes, qui
venoit luy demander de leur part, si cette Flotte venoit fortifier son
Armée, et s'il ne vouloit pas demeurer dans les termes de la Tréve
? (page 4717 de notre édition ; Partie
VII, livre 2, p. 415-416 de l'édition de 1656).
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 Pl. 21
Dés que Cyrus aprocha, Anaxaris, autant pour cacher l'agitation de son
esprit que par respect, quitta la main de la Princesse, pour luy laisser
la liberté de recevoir Cyrus: et de luy presenter douze Habitans de Cumes
qui la suivoient: un desquels portoit les Clefs de leur Ville, dans un
Bassin magnifique (page
4889 de notre édition ; partie VII, livre 3, p. 587-88 de l'édition de 1656).
|
 Pl. 22
Pendant qu'ils y furent, Cyrus fut un
peu surpris de n'y voir point le Roy d'Assirie, qui n'estoit pas accoustumé
de le laisser jamais seul aupres de Mandane, lors qu'il y pouvoit estre:
mais il fut bien plus estonné, lors qu'au retour du Temple estant sur
le haut du Perron du Chasteau où la Princesse avoit couché, et d'où elle
devoit partir dans une heure; il vit cinq ou six Soldats, qui raportoient
ce Prince extrémement blessé (page
5097 de notre édition ; Partie VIII, livre 1, p. 27-29 de l'édition de 1656).
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 Pl. 23
De sorte que ce genereux Captif, voyant
que Cyrus luy prestoit une si favorable Audience, luy parla avec autant
de hardiesse que de zele (page
5676 de notre édition ; partie VIII, livre 2, p. 606-608 de l'édition de 1656).
|
 Pl. 24
Mais comme ils estoient prests de se vaincre
l'un ou l'autre, et peutestre de perir tous deux, quoy qu'il parust pourtant
que Cyrus eust assez d'avantage, parce que la fureur avoit troublé la
raison du Roy d'Assirie, Feraulas parut: qui venant à toute bride droit
à eux, s'escria dés qu'il fut assez prés de son Maistre pour en pouvoir
estre entendu; ha Séigneur que faites vous icy, pendant qu'on enleve la
Princesse Mandane ? (page
5835 de notre édition ; partie VIII, livre 3, p. 765-767 de l'édition de 1656).
|
 Pl. 25
De sorte que ce déplorable Roy expirant
un moment apres, eut en effet la gloire d'avoir fait soupirer Mandane:
et de luy avoir donné une veritable compassion de sa mort, quoy qu'il
eust troublé tout le repos de sa vie (page
5860 de notre édition ; partie IX, livre 1, p. 26-28 de l'édition de 1656).
|
 Pl. 26
A ces mots, ceux qui suivoient Thomiris,
s'avancerent vers Cyrus: et cette belle Reine irritée, qui avoit ce jour
là une Espée penduë à des Chaisnes d'or, dont les Boucles estoient ornées
de Diamans, la tira fierement du Fourreau: et par une action menaçante,
fit signe à Cyrus qu'elle se croyoit estre en estat de se vanger de son
mespris (page 6323
de notre édition ; partie IX, livre 2, p. 489-493 de l'édition de 1656). |
 Pl. 27
Mais dés qu'elle fut à l'entrée de cette
Tente magnifique, elle vit le Cercueil dans quoy estoit le Corps du Prince
son Fils (page 6575
de notre édition ; partie IX, livre 3, p. 741-743 de l'édition de 1656). |
 Pl. 28
Ce qu'il y avoit encore d'estonnant, c'est
que le vent qui agitoit ces flammes, joint au craquetement des feüilles
embrasées, à la chutte des Arbres enflammez, et aux cris des mourans,
des vaincus, et des vainqueurs, faisoient un bruit si effroyable, que
celuy du mugissement de la Mer irritée, et du Tonnerre joints ensemble,
ne seroit pas si espouventable (page
6878 de notre édition ; partie X, livre 1, p. 300-306 de l'édition de 1656).
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 Pl. 29
A peine ce terrible commandement eut-il
esté fait, que ce Capitaine des Gelons qui estoit naturellement cruel,
plongea cette Teste dans ce Vase plein de sang: d'où il la retira en un
estat, à donner de l'horreur à quiconque avoit quelque sentiment d'humanité.
(page 7213 de notre édition ; Partie
X, livre 2, p. 641-645 de l'édition de 1656).
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 Pl. 30
Aussi furent ils l'un et l'autre l'objet
de l'admiration de tous ceux qui les virent sur un superbe Throsne qu'on
avoit eslevé au milieu du Temple. (page
7439 de notre édition ; partie X, livre 3, p. 846-847 de l'édition de 1656).
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Médaillon de la duchesse de Longueville, dédicataire du roman.
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