Le monde d'Artamène

Leontidas, l'amant jaloux


Leontidas est le héros de l’histoire de l’ »amant jaloux », une des quatre « Histoires des amants infortunés » (texte)

Lors d’une conversation, on débat pour savoir lequel est le plus malheureux : l’amant absent, l’amant non aimé, l’amant en deuil ou l’amant jaloux ? Leontidas fait le récit de ses malheurs dans le but de convaincre l’assistance que l’amant jaloux est le plus à plaindre.

Leontidas est tombé amoureux d’Alcidamie, dont il a découvert fortuitement le portrait. Ignorant l’identité de son propriétaire, il adopte un comportement jaloux à l’égard de tous ceux qu’il soupçonne d’être favorisés par Alcidamie. Comme Aglatidas (voir Aglatidas et la jalousie), Phaon ( voir Jalousie de Phaon) ou Mandane (voir Jalousie de Mandane), Leontidas développe des stratégies d’interprétations faussées qui l’induisent à tout décrypter comme étant défavorable à son amour. Le déroulement d’une fête galante l’amène à cristalliser ses soupçons, par une complète mélecture des faits, sur la personne du souverain Polycrate. Après un éclaircissement avec ce dernier, Leontidas découvre qu’il a désormais la voie libre, mais n’en tire guère profit. Son comportement obstinément jaloux exaspère Alcidamie, qui, comme la Célimène de Molière (voir Molière et la jalousie), est réticente à accorder à un seul amant des privilèges exclusifs. Le philosophe Xanthus (analogue du Teobaldo de Cicognini), qu’il choisit de consulter, lui conseille, pour parvenir à se guérir de la jalousie, de perdre de vue la personne aimée. Leontidas quitte Alcidamie, mais ne parvient pas à se débarrasser de la jalousie.

CB




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