Le monde d'Artamène

Jalousie de Mandane


Le récit cadre des livres VI et VII relate, en une série d’épisodes détachés, l’histoire de la jalousie de Mandane.

Le roi de Pont, qui retient Mandane prisonnière, lui transmet une lettre d’Araminte à Spitridate, dans laquelle cette dernière se défend d’aimer Cyrus (texte). Le texte est équivoque (voir Lettre équivoque) et permet d’imaginer une infidélité de Cyrus. Mandane, sans se rendre compte qu’elle est manipulée par le Roi de Pont, fait sienne cette lecture. Elle écrit à son amant une lettre qui l’accuse d’inconstance (texte). Cette lettre ne reçoit pas de réponse (le messager en fait a été arrêté), ce qui conduit Mandane à persévérer dans son interprétation. D’autant que les apparences, à plusieurs reprises, semblent lui donner raison : le bruit court que Cyrus va épouser Araminte (en fait, c’est une rumeur lancée pour des raisons de stratégie militaire)(texte); Mandane découvre que Cyrus fait libérer certaines dames proches d’Araminte (texte); elle voit de loin Cyrus qui fait semblant de ne pas la reconnaître (en fait, il s’agit de Spitridate, sosie parfait de son amant) (texte).

La jalousie et la déception lui font alors commettre une action lourde de conséquences, qui aurait pu, comme dans l’histoire d’Aglatidas (voir Aglatidas et la jalousie), ruiner définitivement sa relation amoureuse : plutôt que d’attendre d’être délivrée par Cyrus, elle préfère tenter une évasion, qui la fera tomber pour longtemps dans les mains du roi de Pont (texte).

De même que dans la structure du dépit amoureux, le malentendu se dissipera finalement par la révélation de la vérité. Mandane regrettera son comportement jaloux, dont Cyrus ne lui tiendra pas rigueur.

CB




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