Le monde d'Artamène

Allégorie et frontispices


Si le lecteur moderne demeure perplexe devant la succession, au seuil des dix parties du roman, des figures allégoriques présentes sur les frontispices, telles que la Renommée, Minerve ou Apollon (voir la notice et François Chauveau et la « pensée de l'auteur »), l’allégorie, au cœur du Grand Siècle, participe pleinement de l’horizon culturel du lecteur. La pensée allégorique préside à la fois à la lecture de la Bible, aux jeux d’esprit dans les cercles mondains ou encore aux querelles esthétiques et politiques. Qu’elle informe le texte ou l’image, l’allégorie invite le lecteur/spectateur à déchiffrer, sous un signifiant donné, plusieurs signifiés possibles. Elle confère ainsi à l’œuvre une certaine « ouverture ».

Les figures allégoriques invitent le lecteur à lire les frontispices de différentes manières, à mettre en œuvre différentes combinatoires, afin de déchiffrer leurs significations potentielles et enrichir en retour sa compréhension de l’oeuvre.

BS




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