Artamène ou
le Grand Cyrus


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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Xénophon


Tout comme Hérodote, Xénophon a représenté une source antique importante pour les auteurs du Grand Cyrus. Sa Cyropédie (1ère moitié du IVe siècle av. J.-C.) traite précisément le même sujet que celui qui intéressait les Scudéry. Xénophon, en effet, retrace la vie de Cyrus, mais, à la différence de l'auteur de l'Enquête, il le fait d’une manière élogieuse. Il ne s'agit donc pas d'une véritable biographie : l’histoire est embellie et ne contient pas les mêmes informations que le texte d’Hérodote. Les batailles n’y figurent pas toutes, la mort de Cyrus est bien plus digne chez Xénophon qu’elle ne l’est chez Hérodote. Pour l'auteur de la Cyropédie, le souverain perse représente le modèle du prince idéal, comme les Scudéry le relèvent dans l’avertissement au lecteur.

Il existait à l’époque de la rédaction du roman, plusieurs traductions françaises de la Cyropédie : celle de Jacques Vintemille (1555), mais également celles contenues dans les éditions collectives d'œuvres de Xénophon (Claude de Seyssel ou Simon Goulart, 1613 ; Pyramus de Candolle, 1619). Il aura donc été très facile pour les auteurs de consulter cette source en français.

Comme ils le font avec Hérodote, les Scudéry se servent de Xénophon tantôt pour en extraire un sujet (ainsi, l’image négative de Ciaxare provient de la Cyropédie 4,5 et 5,5), tantôt pour un épisode plus précis (c’est Xénophon qui mentionne l’histoire de Panthée, 4,6 ; 5,1ss ; 6,1 et 7,3) et même pour de plus petits passages insérés : lors de la levée des troupes pour la bataille de Babylone, les Scudéry reprennent presque mot pour mot quelques lignes que place Xénophon au début de la carrière de Cyrus, lors de son premier combat :

Grand Cyrus pp.911-912 :

« Cependant le Roy de Perse solicité puissamment par la Reine sa femme, Soeur de Ciaxare, choisit deux cens Homotimes (ce sont les plus Nobles d'entre les Persans) et à chacun de ces deux cens hommes, il donna permission d'en prendre quatre autres de mesme qualité : de sorte que de cette façon, ce furent mille Homotimes. En suite de quoy, Cambise ordonna que chacun de ces mille levast parmy le Peuple dix Rondeliers, dix Archers, et dix jetteurs de Fondes : si bien que cela faisoit trente mille hommes sans les Homotimes : mais trente mille hommes choisis, qui en valoient bien cinquante mille. »

Xénophon, Cyropédie, 1,5,4 (traduction de Vintemille):

« Cyaxare,(...) depescha des embassades à la Republique des Perses, & à leur roy Cambyse son beau frere, & fit prier Cyrus de se faire nommer pour chef & capiteine des gens qu’on lui enuoyeroit au secours (...) (les plus anciens Perses) le firent Capiteine en chef de leur armée, & lui donnerent puissance d’eslire deus cens hommes d’entre les Homotimes, cetadire des gentishommes du païs,& à chacun des deus cens en eslire quatre autres de leur reng, qui font tous ensemble mille Homotimes. Pareillement à chacun de ces mille permirent de leuer sur tout le populaire des Perses dix hommes portant escu ou pauois, nommez rondeliers, dix combattans avec la fonde, & dix archers : tellement que ce furent dix mille rondeliers, dix mille portans la fonde, dix mille archers, & tous ensemble trente mille hommes d’eslite, sans les premiers mille. »

Il arrive aussi que les données de Xénophon soient entremêlées à celles d’un autre auteur, comme, par exemple, celles d’Hérodote, lorsque les Scudéry effectuent des mélanges d’informations. Ce cas de figure est flagrant dans le récit de la prise de Babylone.

JR



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