Artamène ou
le Grand Cyrus


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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Une première poétique


Le premier roman des Scudéry, Ibrahim ou l’Illustre Bassa, paraît en quatre volumes, entre 1641 et 1644, précédé d’une épître et d’une préface. S’il est difficile de déterminer la fortune que cette « Préface » d’Ibrahim (1641) connut au XVIIe siècle, il semble possible en revanche de lui conférer, en tant que définition d’un art du roman, un rôle majeur aux yeux de son auteur. Ce texte est explicitement mentionné dans l’avis « Au lecteur » d’Artamène ou le Grand Cyrus, qui en fait le versant théorique de l’œuvre des Scudéry, que les romans viendraient mettre en pratique :

"Au reste Lecteur, je me suis si bien trouvé des règles que j’ai suivies dans mon Illustre Bassa, que je n’ai pas jugé que je les dusse changer, en composant ce second Roman : de sorte que pour ne redire pas deux fois les mêmes choses, c’est à la Préface de ce premier que je vous renvoie, si vous voulez voir l’ordre que je suis en travaillant sur ces matières."

Elle est ensuite évoquée dans la préface d’Alaric ou Rome vaincue, et partiellement reprise dans la conversation de la Clélie portant sur l’invention de la fable . En ce sens, on peut considérer qu’elle constitue pour les deux auteurs un substrat théorique. Il est donc tentant de voir dans ce texte, notamment en raison de son caractère à la fois prescriptif et descriptif, la première poétique du roman français. Cette préface marque une sorte de point de départ de la réflexion poétique des Scudéry sur le roman et propose une doctrine que mettent partiellement en pratique leurs réalisations. Elle se détache de la réflexion contemporaine par une relative complétude et surtout par une remarquable cohérence. La poétique romanesque y est définie en termes de système : l’auteur dit vouloir « [découvrir] tous les ressorts de cette machine » à l’intention du lecteur. Une telle perspective engage une grande logique dans la progression : les différents éléments n’y sont pas énumérés, comme c’est le cas chez les romanciers contemporains qui s’essayent à la réflexion sur leur œuvre (Le Vayer de Boutigny ou Guérin de Bouscal ), mais s’appellent mutuellement. On peut à cet égard remarquer que l’ordre canonique (inventio, dispositio, elocutio) est transformé au profit de la dispositio, à partir de laquelle les autres éléments s’ordonnent.

CE



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