Artamène ou
le Grand Cyrus


Projets
CPEM

Le Règne d'Astrée
Molière 21

Navigation
 • Recherche de mots

 • Recherche de pages
 • Téléchargement

Texte
 • Synopsis
 • Partie 1
 • Partie 2
 • Partie 3
 • Partie 4
 • Partie 5
 • Partie 6
 • Partie 7
 • Partie 8
 • Partie 9
 • Partie 10
 • Illustrations

Encyclopédie
 • Sommaire
 • Nouveautés

Documents
 • Textes sources
 • Cartes
 • Bibliographie
 • Liens








 

   

 
accueil  |   projet   |   œuvre   |   édition   |   contacts     

Textes sur la géographie des Thermopyles


Grand Cyrus, pp. 6418-6419 « (…) et nous fusmes aux Thermopyles, dont nous n'estions qu'à une demie journée. Mais Madame, il faut s'il vous plaist que je vous represente, et le lieu, et la maniere dont on y vit durant trois Mois de l'Année que la Saison des Bains dure. Vous sçaurez donc Madame, qu'assez prés de cette Montagne des Thermopyles, qui partage la Grece, et qui ne laissant qu'un passage estroit et difficile, par où l'on peut aller d'une partie de la Grece à l'autre, semble la vouloir esgalement fortifier ; il y a un Bourg qui s'apelle Alpene, ou il y a grand nombre de Maisons assez commodes, pour loger tous ceux qui sont aux Bains : mais pour l'endroit où ils sont, et où l'on va se baigner, il a sans doute quelque chose de sauvage, et d'agreable tout ensemble. En effet, quand on est à ce passage estroit, par où l'on peut aller d'une partie de la Grece à l'autre, ou voit du costé de l'Occident, une Montagne inaccessible, environnée de precipices effroyables, qui s'estend jusques au Mont Eta : et du costé de l'Orient on voit la Mer, et une espece de Marescage Maritime si plein de Sources, et si fangeux, qu'on n'y peut aller. Il est vray que descendant un peu plus bas, du costé qui regarde Artemision, il y a une Prairie infiniment agreable : car outre qu'elle a la veuë de cette affreuse Montagne, et que de l'autre costé elle a la Mer pour objet, elle a encore un nombre infini d'Arbres qui la bordent. De plus, comme c'est là que sont les Bains, on a eu soin d'en ramasser les eaux qui eussent pû la rendre fangeuse, comme le Marescage qui la touche : de sorte qu'ayant conduit en cét endroit par divers Canaux, ces eaux celebres qui doivent servir aux Bains ; on a fait aux deux bouts de la Prairie, plus de cent Cuves de Marbre, dans lesquelles on fait quand on le veut, venir autant d'eau qu'il en faut pour se baigner. Si bien que comme tous ceux qui vont à ces Bains, ont chacun une Tente magnifique, pour couvrir la Cuve qu'on leur donne ; ces diverses Tentes dans cette Prairie, font un objet tres agreable. (...) »

Hdt VII,176 : « (…)A ce détroit fait suite immédiatement, en Eubée, l’Artémision, qui est une plage où il y a un sanctuaire d’Artémis. D’autre part, l’entrée en Grèce par le pays de Trachis mesure, là où elle est le plus resserré, un demi plèthre de large ; mais ce n’est point là que se trouve le passage le plus étroit de tout ce pays ; c’est en avant et en arrière des Thermopyles : en arrière, près d’Alpènes, qui est au débouché, où il y a place seulement pour une voiture ; en avant, dans le voisinage du fleuve Phoinix, près de la ville d’Anthélé, où il en est de même. Au couchant des Thermopyles se dresse une montagne inaccessible, abrupte, haute, se prolongeant jusqu’à l’Oeta ; au levant, la route est bornée par la mer et des marécages. Il y a dans le passage des bains chauds, que les gens du pays appellent chytroi («les marmites»), et, auprès de ces bains, un autel consacré à Héraclès ; un mur était construit en travers du passage, et, dans ce mur, il y avait anciennement une porte. Ce sont les Phocéens qui l’avaient construit (…) Il y a tout près de la route un bourg, appelé Alpènes, d’où ils comptaient tirer leur ravitaillement (…) »

C’est dans Philostrate, (Vies des sophistes II, 5) que l’on a l’indication que les bains des Thermopyles redonnaient santé aux malades.



Sommaire | Nouveautés | Index | Imprimer | Accès rédacteurs

Rechercher:



Haut de la page ]