Artamène ou
le Grand Cyrus


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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Pline


Les Histoires Naturelles de Pline l’Ancien revêtent aussi une grande importance pour l’étude des sources du Grand Cyrus, bien qu’elles n’aient pas été utilisées avec la même intensité que les textes d’Hérodote ou de Xénophon. L’œuvre de Pline offrait une compilation de toutes les connaissances scientifiques et techniques qui étaient disponibles au premier siècle ap. J.-C. Ce travail encyclopédique s’étendant sur trente-sept volumes sera traduit en français par Antoine du Pinet en 1562.

Dans le roman des Scudéry, Pline est utilisé à plusieurs reprises pour des notations à caractère scientifique qui apparaissent au long du texte. C’est lui, par exemple, qui évoque la pierre héliotrope (Pline, 37,LX), manifestation du merveilleux dans Le Grand Cyrus), et certains éléments de la description du crocodile, ou qui mentionne la philyre dans la fabrication de papier antique (Pline, 13, 74 ; le terme "philire" est utilisé aux pages 39 et 1337 du Grand Cyrus), ou encore qui doit être pris en compte, dans les notations sur le lac Aréthuse, en tant qu'apport des géographes et historiens antiques.

Un exemple très clair de cette utilisation de Pline est fourni par la description de la matière utilisée par l’armée de Cyrus pour enflammer la forêt lors d’une bataille :

Cyrus X,1 ; p.6626-6627 « Cyrus apres cela fit encore diverses questions à cét homme, et voulut voir une experience de cette Composition merveilleuse, dont la matiere principale estoit du Limon d'un Lac, qui est en Comagene assez prés d'une Ville qui s'apelloit Samosate : et qui estant fort gluant, s'attachoit inseparablement à tout ce qu'il touchoit : et avoit en luy une telle disposition à s'embraser, et à consommer le Corps où il estoit attaché, qu'une simple estincelle pouvoit faire un grand embrasement. Cét embrasement estoit mesme d'autant plus dangereux, que l'eau n'esteignoit pas cette espece de feu : n'y ayant point d'autre invention pour l'esteindre, que de jetter beaucoup de Terre dessus. Aussi cét Ingenieur assuroit-il à Cyrus d'en avoir fait des prodiges : se vantant mesme de sçavoir tirer un certain Extrait du Limon de ce Lac, qui s'apelloit Maltha, qui auoit la mesme force de cette dangereuse Composition dont Medée se servit autrefois pour faire mourir Creuse. »

Pline, Livre II « A Samosate, capitale de la Commagène, se trouve un étang qui produit un limon inflammable, appelé malthe ; entré en contact avec un corps solide, il y adhère ; bien plus, quand on le touche, on a beau tenter de lui échapper, il s’attache à vous ; on s’en servit pour défendre les murs contre les assauts de Lucullus : et le soldat brûlait avec ses armes. L’eau active encore sa combustion ; l’expérience a montré que la terre seule permet de l’éteindre. »

Une partie des informations contenues dans le passage du Grand Cyrus (notamment la mention de Médée), ainsi que les références de textes antiques, figurent dans le de Regno Persarum (1591) de Barnabé Brisson (cf. œuvres intermédiaires). On peut en déduire qu’un ouvrage tel que celui de Brisson a pu servir de point de départ pour les Scudéry, facilitant le maniement d’une œuvre aussi immense que celle de Pline.

D'autres auteurs de romans se sont servis des informations fournies par Pline; c'est, par exemple, une des Sources antiques dans la «Cassandre» de La Calprenède.

JR



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