Artamène ou
le Grand Cyrus


Projets
CPEM

Le Règne d'Astrée
Molière 21

Navigation
 • Recherche de mots

 • Recherche de pages
 • Téléchargement

Texte
 • Synopsis
 • Partie 1
 • Partie 2
 • Partie 3
 • Partie 4
 • Partie 5
 • Partie 6
 • Partie 7
 • Partie 8
 • Partie 9
 • Partie 10
 • Illustrations

Encyclopédie
 • Sommaire
 • Nouveautés

Documents
 • Textes sources
 • Cartes
 • Bibliographie
 • Liens








 

   

 
accueil  |   projet   |   œuvre   |   édition   |   contacts     

Pierre Coste, Histoire de Louis Bourbon (extrait)



Cette page procure quelques extraits d'un récit de bataille tiré de L’Histoire de Louis de Bourbon, second du nom, Prince de Condé et premier Prince du sang (1748) de Pierre Coste , texte dans lequel les Scudéry ont largement puisé pour le passage relatant la bataille de Thybarra (partie V, livre 3, pp. 3469 à 3491)

Louis II de Bourbon, dit le grand Condé, chargé par son cousin Louis XIII, d’arrêter les offensives espagnoles sur la frontière septentrionale du royaume français, mena de nombreuses batailles contre les troupes espagnoles dès 1643. La bataille de Lens, en août 1648, fut une victoire décisive pour les Français et mit fin à la guerre de Trente Ans. Le prince de Condé y affronta l’archiduc Léopold qui avait enlevé Lens aux Français l’année précédente. La victoire de Condé fut suivie quelques semaines plus tard par les traités de Westphalie. Les guerres franco-espagnoles continuèrent toutefois jusqu’en 1659.

L’auteur (ou « copiste ») du texte racontant le déroulement de la bataille, Pierre Coste (1668-1747), est avant tout connu comme traducteur (il a traduit la plupart des œuvres du philosophe John Locke d’anglais en français), mais il a aussi rédigé une œuvre historique sur la vie du prince de Condé : L’Histoire de Louis de Bourbon, second du nom, Prince de Condé et premier Prince du sang. Celle-ci connut trois éditions (1693 et 1695 à Cologne et 1748 à la Haye). Dans l’édition de 1748, Coste avoue qu’on lui a reproché son manque de précision dans son récit de la bataille de Lens. Pour y remédier, il affirme s’être fondé sur un manuscrit qui aurait été corrigé par le prince de Condé lui-même. Il dit avoir recopié l’intégralité de ce texte dans son récit. (voir ce que dit Coste dit à ce sujet).

Victor Cousin a mis en évidence la ressemblance entre le texte de Coste et celui du Grand Cyrus dans son ouvrage intitulé La Société française au XVIIe siècle d’après le Grand Cyrus de Mlle de Scudéry (Paris : Didier, 1858).

Un autre exemple de l'utilisation d'un récit de bataille contemporain est celui du texte de Jean-François Sarasin, Les Œuvres de Monsieur Sarasin (extrait)

Sont retranscrits ci-dessous des passages qui présentent un rapport très étroit avec le récit du siège de Cumes dans le Grand Cyrus. Les renvois aux pages correspondantes du roman se trouvent au début de chaque section.


Pierre Coste, Histoire de Louis Bourbon, 1748, 3e éd.

La description de la ville de Lens rappelle la description de Thybarra donnée dans la partie V, livre 3, page 3468 du Grand Cyrus

p. 109 : Lens est une petite ville du comté d’Artois, Assise sur une éminence entre Arras et la Baffée, à quatre lieues d’Arras sur la main droite et à deux lieues de la Baffée. Une petite rivière coule au pied de l’éminence du côté d’Arras et y forme un marais. La campagne du côté de la Baffée est composée de ces grandes plaines ondées dont les coteaux et les vallons se haussent imperceptiblement, et semblent n’avoir été faits que pour y donner des batailles.

Cf. partie V, livre 3, page 3469 du Grand Cyrus

p. 109-110 : Son (de l’archiduc) aile droite était sous la ville de Lens, remparée par le devant de ravines et de chemins creux.

Cf. partie V, livre 3, page 3371 du Grand Cyrus

p. 110 : La résolution prise de décamper, il délibéra s’il partirait de nuit ou de jour : il prit ce dernier parti quoique l’autre fût le plus sûr, espérant qu’en se retirant de jour il engagerait les ennemis à le suivre et qu’il les engagerait au combat. Le corps de réserve marcha d’avant-garde dès que le jour commença de poindre. Ce jour fut le vingtième d’Août 1648, remarquable par la bataille qui l’a rendu célèbre. La seconde ligne suivit le corps de réserve. La première ligne suivit la seconde ; et le canon marchait à la tête de l’infanterie.

Cf. partie V, livre 3, page 3472 du Grand Cyrus

Le tout se retira en 6 colonnes et sans danger excepté la première ligne de l’aile droite où était le prince. Elle avait en tête les Cravates et les Lorrains de l’aile gauche de l’Archiduc, qui était la moins embarrassée de chemins coupés, et la plus dégagée : ce fut elle qui sortit la première de son poste sur notre retraite. p. 111 : Le prince avait ordonné que le corps de la gendarmerie commandé par le Duc de Châtillon s’arrêtât dans la plaine et fit front aux ennemis pour soutenir sa ligne qui se retira par les intervalles des gendarmes. Le régiment du duc d’Orléans qui avait la grande garde ce jour là, faisait la retraite de tout. (…) Ils soutinrent courageusement et assez longtemps le choc des Cravates. (…) Le comte de Brancas fit dans cette occasion tout ce qu’un homme de cœur peut faire : il y demeura blessé et prisonnier. Le marquis de Noirmoutier se trouvant embarrassé parmi les Cravates, il se fit faire jour l’épée à la main ; et se dégagea d’eux. Les ennemis auraient passé outre sans le Duc de Châtillon qui en arrêta le cours.

Cf. partie V, livre 3, page 3473 du Grand Cyrus

L’une et l’autre armée qui le vit fondre avec les gendarmes, demeura d’accord qu’il ne s’est jamais vu de plus belle charge, ni faite de meilleure grâce. Les Lorrains qui soutenaient les Cravates furent repoussés jusqu’à la hauteur de l’éminence d’où ils étaient descendus : mais ils furent soutenus par trois gros escadrons. Ces trois escadrons furent soutenus de toute la cavalerie que l’archiduc avait détachée ; et ce torrent tomba sur les gendarmes avec tant de force et de rapidité qu’ils furent renversés les uns sur les autres. Le prince qui avait prévu le désordre, avait pourvu à deux choses. La première que les troupes qui devaient aller à Neus se missent en bataille sur la première hauteur. L’autre que la ligne fît ferme dans la plaine pour favoriser la retraite du duc de Châtillon, à quoi il avait exhorté les troupes, escadron par escadron : il croyait qu’ils périraient tous plutôt que de l’abandonner. Mais comme il était sur le point d’aller à la charge pour soutenir les troupes qui se retiraient en confusion,

Cf. partie V, livre 3, page 3474 du Grand Cyrus

les huit escadrons qui lui avaient témoigné tant de résolution voyant la chasse des Gendarmes, le nombre et la furie de ceux qui les poursuivaient, furent saisis d’une épouvante si soudaine que le prince abandonné par huit escadrons et pressé par des ennemis ne put prendre autre parti lui-même que celui de la sûreté. Et comme il ne s’y résolut que tard, ce ne fut pas sans risquer d’être pris ou tué dans l’embarras de la retraite. p. 112 : Ceux que la peur emportait, ne s’arrêtèrent qu’au plus haut de la hauteur où la seconde ligne et l’aile gauche de la première s’étaient postées avec l’infanterie de la bataille et le gros de la réserve. Ceux qui conservèrent le jugement dans la fuite firent halte à un rideau qui se rencontra dans la plaine assez près de cette hauteur. Ce fut là que le prince fit un ralliement des moins étonnés et qu’ayant tourné la tête aux ennemis il les arrêta tout court. (…)

Cf. partie V, livre 3, page 3475 du Grand Cyrus

Ils se retirèrent sur l’éminence que les français avaient quittée, vis-à-vis de celles où ils étaient postés. Après que le Prince eut rejoint le Maréchal de Grammont, il résolut avec lui et tous les hauts officiers de son armée de donner bataille sans marchander ; et de ne rien changer à l’ordre qui avait été fait à la Baffée. Il n’y eut en effet rien d’innové qu’à la première ligne de l’aile droite que l’on fit seconde ligne de première qu’elle était, tant pour la rafraîchir que pour ne la pas commettre au premier choc des ennemis dans l’épouvante où elle semblait être. C’était une entreprise bien hardie de changer quoi que ce fût dans l’ordre de bataille en présence des ennemis, mais le mouvement de ces deux lignes se fit sans confusion. Elles firent une espèce de contre-montre et passèrent par leurs intervalles avec un ordre merveilleux à la place l’une de l’une. Les gendarmes ralliés furent remis à leur poste, ce qui défaillait fut rétabli et rangé en fort peu de temps, et le nombre de ceux qui furent pris ou tués ne se trouva pas considérable.

Cf. partie V, livre 3, page 3476 du Grand Cyrus

L’ordre de bataille fut tel. Le prince prit l’aile droite, et se posta à la première ligne composée de neuf escadrons. Il avait formé une petite troupe de 15 à 20 de ses domestiques, braves et choisis, qui ne quittaient jamais sa personne, et les plaça dans l’intervalle des deux escadrons du régiment de Villette à la tête duquel il voulut combattre comme il avait combattu à Rocroi à la tête du même régiment que était alors de Gaffion. p.113 : Les hauts officiers que servaient auprès de lui étaient Villequier lieutenant général qui commandait la première ligne assisté d’Arnauld maréchal de camp. Le marquis de la Moussaye avec la même dignité se tenait près de la personne du prince pour recevoir ses ordres plus particulièrement. Le marquis de Faure était maréchal de bataille et Beaujeu commandait la cavalerie de cette brigade.

Cf. partie V, livre 3, page 3477 du Grand Cyrus

Le prince fit une revue de ses troupes, et les harangua toutes.

Cf. partie V, livre 3, page 3478 du Grand Cyrus

Il leur recommanda trois choses. La première de se regarder marcher les uns les autres pour observer leurs distances et leurs intervalles, et que la cavalerie se rencontrât toujours avec l’infanterie sur une même ligne droite.

Cf. partie V, livre 3, page 3479 du Grand Cyrus

La seconde de n’aller à la charge qu’au pas. La troisième de laisser tirer les ennemis les premiers.

Cf. partie V, livre 3, page 3480 du Grand Cyrus

On aperçut en même temps que la cavalerie des ennemis qui se tenait sur la hauteur opposée à celle du prince, s’ouvrait à droite et à gauche : c’était pour faire place à la bataille de l’archiduc (…) p. 114 : L’archiduc sentit dans cette persuasion qu’il n’y avait rien de plus à faire qu’à saisir la victoire qui venait se livrer à lui. Sa confiance et son grand empressement furent la principale cause de sa déroute. Il courait à la victoire sans se donner le temps de prendre haleine pour se mettre en bataille. Le prince était prêt et l’archiduc ne l’était pas. Les Français s’étaient hâtés de se mettre en bon ordre pour surprendre les Espagnols dans le désordre. Il était environ huit heures du matin quand l’armée du roi commença de marcher aux ennemis. (…)

Cf. partie V, livre 3, page 3481 du Grand Cyrus

Et ce qui est considérable, le canon que commandait le comte de Cossé, fut si bien servi qu’il tira toujours en marchant avec cet avantage que tirant de la plaine sur l’éminence où étaient les ennemis, tous les coups partaient ou dans leurs bataillons, ou dans leurs escadrons et n’ajoutaient pas peu de confiance aux français pour se mettre en ordre. Le canon des ennemis au contraire qui tirait de haut en bas sur l’armée du prince ne faisait pas le même effet quoique le nombre fût très inégal (…) Les ennemis pressés de combattre faisaient bonne mine et marchaient résolument à nous. Mais ils faisaient deux choses embarrassantes tout à la fois, lorsqu’on va à un combat décisif ; car ils marchaient et se rangeaient en bataille en même temps. (…)

Cf. partie V, livre 3, page 3482 du Grand Cyrus

Les deux armées étaient à trente pas l’une de l’autre, lorsque trois coups de fusil furent tirés de l’aile gauche des ennemis sur l’aile droite de l’armée du roi. Le prince qui craignait la précipitation des soldats les arrêta et défendit de tirer que les ennemis n’eussent tiré à bout portant.

Cf. partie V, livre 3, page 3483 du Grand Cyrus

Cette halte fit trois effets : elle tempéra l’ardeur de nos troupes, ajusta l’ordre de leur marche et les confirma dans la résolution de souffrir le feu des ennemis. p.115 : Dans ce temps-là, le prince de Salve s’avança au trot avec sa première ligne contre celle du prince qui ne marcha que le pas pour le recevoir. Les deux lignes se jetèrent tête contre tête de cheval, bouche contre bouche de pistolet et demeurèrent en cette posture assez longtemps en attendant sans branler des deux qui tireraient les premiers. Les ennemis, plus impatients que nous, commencèrent la décharge. Le prince qui commanda en même temps de tirer, tira le premier, enfonça l’épée à la main l’escadron qui lui était opposé. Toute sa première ligne le suivit et à son exemple, chargea si rudement qu’elle renversa la première ligne des Lorrains.

Cf. partie V, livre 3, page 3484 du Grand Cyrus

Un si beau commencement donna l’occasion au prince de se dégager de la mêlée pour aller ailleurs et pourvoir au reste selon l’occurrence des cas et le succès de la bataille. Il arriva que la seconde ligne des ennemis qui soutint leur première ligne repoussa la nôtre et la malmena : ce ne fut pas sans combat et sans résistance. Villequier lieutenant général y fut pris après avoir percé deux lignes des ennemis et donné des marques signalées de son courage et de sa conduite. Le marquis de la Moussaye maréchal de camp y demeura blessé et prisonnier après avoir combattu vaillamment à la tête du régiment de Villequier et à la vue du prince. Son cheval tué sous lui le mit hors de défense et sa valeur céda au nombre de ceux qui l’enveloppaient. Notre seconde ligne qui n’attendait que le moment de réparer dans le combat la surprise de sa retraite eut ordre de soutenir la première ligne. Et le marquis de Noirmoutier qui la commandait la mena vertement à la charge. p.116 : Le prince avait rallié la première ligne, et donna par un endroit en même temps que le marquis de Noirmoutier donnait de l’autre. Il était assisté en cette occasion d’Arnaud maréchal de camp qui fit bien partout, mais très bien dans cette rencontre où l’effort des ennemis fut arrêté, le combat rétabli et si bien soutenu de part et d’autre qu’il demeura assez longtemps douteux et en balance;

Cf. partie V, livre 3, page 3485 du Grand Cyrus

c’était un flux et reflux de troupes poussées d’un côté et repoussées de l’autre, tantôt par les nôtres et tantôt par les ennemis. Il n’y eut point d’escadron rompu ou repoussé par les Lorrains que le prince ne ralliât et ne ramenât à la charge, ce qu’il faisait avec une vitesse et une rapidité qu’on ne peut concevoir. Il passait comme un éclair d’un lieu à l’autre.

Cf. partie V, livre 3, page 3486 du Grand Cyrus

Les ennemis ne relâchaient point et se disputaient la victoire opiniâtrement, ce qui obligea le prince de faire avancer son gros de réserve. Les Espagnols firent marcher le leur aussi ; et le combat fut ranimé à proportion des forces qui furent engagées. (…) La défaite des Lorrains fut la déroute de l’aile gauche et du corps de réserve des ennemis. (…) Le maréchal de Grammont marcha au pas contre le roi de Buquoy qui l’attendait de pied ferme à dix pas d’un rideau qu’il fallait monter pour aller à lui. Le maréchal, sans rompre son ordre et son pas, gagna le haut du rideau, essuya tout le feu des ennemis, les chargea et les mena battant de telle sorte qu’il ne leur donna presque pas le temps de se reconnaître. (…) Un escadron des nôtres, montant par un endroit des plus escarpés du rideau, avait été repoussé par un escadron ennemi

Cf. partie V, livre 3, page 3487 du Grand Cyrus

et, au retour de l’ennemi allait prendre en flanc le bataillon de Persan lorsque la Ferté-Senneterre lieutenant général qui venait de rompre un régiment de cavalerie espagnole chargea celui-ci avec tant de vigueur qu’il le mit en fuite, et p. 117. L’ayant poussé jusqu’au gros des ennemis augmenta le désordre qui était parmi eux. La seconde ligne des ennemis voulut soutenir la première, mais elle lâcha pied à l’approche du maréchal de Grammont, que le Plessis-Bellière avait joint avec sa seconde ligne, et ce renfort acheva de rompre l’armée des Espagnols. Le maréchal se conduisit avec tant de prudence et de valeur durant tout le combat que son aile ne fut pas seulement ébranlée. Il défit tout ce qu’il chargea et se trouva si souvent engagé parmi les ennemis qu’il faillit deux ou trois fois à être pris dans la mêlée.

Cf. partie V, livre 3, page 3488 du Grand Cyrus

Le corps de bataille qui avait marché d’un même lieu avec les deux ailes avait eu le même succès (attaque violente de la cavalerie de l’archiduc…) Les ennemis furent chargés si brusquement des deux côtés qu’ils furent contraints de se retirer dans le gros de leur bataille.

Cf. partie V, livre 3, page 3489 du Grand Cyrus

Le duc de Châtillon ramena les gardes au combat contre l’infanterie que le général Beck commandait et tous les bataillons de notre première ligne chargèrent les bataillons opposés avec tant de résolution et de chaleur que le général Beck tout brave qu’il était ne résista pas longtemps à l’effort du Duc de Châtillon. L’Archiduc qui vit ce désordre fit tout ce qu’il put pour rétablir les choses. Il anima les troupes à une généreuse résistance par l’exemple de la valeur et se mêla dans nos escadrons où il faillit être pris. Mais que pouvait-il faire, ses deux ailes étant rompues et son corps de bataille enfoncé ?

Cf. partie V, livre 3, page 3490 du Grand Cyrus

Il se retira et l’on ne sait pas où. Le prince qui le chercha partout n’en put apprendre aucune nouvelle. Les deux ailes du prince et du maréchal se joignirent derrière la bataille des ennemis qui n’était plus composée que de l’infanterie. p. 118 : Toute la cavalerie avait pris la fuite et ces pauvres fantassins abandonnés s’étaient ralliés dans un seul gros bataillon. Ils seraient leurs rangs et leurs files et se tenaient en posture de défense lorsque le prince commanda à de Roche d’aller les charger.

Cf. partie V, livre 3, page 3491 du Grand Cyrus

De Roche qui n’avait de reste que 18 ou 20 gardes de 50 qu’il avait au commencement de la bataille, donna déterminément dans ce gros hérissé de piques et de mousquets. Mais tout le bataillon qui ne songeait à rien moins que combattre se voyant environné de toute notre cavalerie et entamé par cette charge, jeta ses piques et ses mousquets et demanda quartier les mains jointes et le genou à terre. Cette soumission désarma les vainqueurs. Le prince leur donna à tous la vie et les fit prisonniers de guerre. (…) La victoire fut complète en toutes ses parties. Les ennemis perdirent tous leurs canons, toutes leurs munitions, leurs pièces de batterie, tout le bagage qu’ils avaient (…) (…) Le général Beck fut pris aussi, blessé (…) il mourut le lendemain.



Sommaire | Nouveautés | Index | Imprimer | Accès rédacteurs

Rechercher:



Haut de la page ]