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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Lire les frontispices


L’unité des frontispices inauguraux provient en premier lieu de la dimension allégorique des figures représentées (voir Allégorie et frontispices):

  • Personnification de notions abstraites: la Renommée (fr.1), le Temps, (fr.7), la Fortune (fr.9).
  • Déesses et dieux issus de la mythologie: Minerve (fr.2), Apollon (fr.3), Mercure (fr.4), Diane (fr.6), Jupiter (fr.8)).
  • Deux Muses (fr.5) et (fr.10).

Des éléments de nature textuelle sont également récurrents sur les dix frontispices : l’initiale A, la mention (complète ou partielle) du titre du roman, ainsi qu’une légende. Dès lors se pose la question de la signification de ces frontispices et des rapports qu’ils entretiennent avec le roman. Plusieurs lectures s’avèrent possibles :

Lecture sérielle vs plurielle
Si la lecture sérielle s’impose logiquement – dans la mesure où elle mime l’appréhension linéaire du roman –, elle s’avère quelque peu décevante. Cette lecture fait étalage d’une succession de figures emblématiques, en apparence interchangeables. On relève essentiellement la présence de la majuscule A comme hommage à Anne-Geneviève de Longueville, dédicataire du roman ; les frontispices apparaissent donc comme autant de réitérations encomiastiques, sur un mode iconographique, de l’épître dédicatoire. Certes, mais ils ne sont pas que cela. Des lectures qui font appel à des combinatoires différentes révèlent un certain nombre de thématiques récurrentes.
Une lecture plurielle des frontispices met au jour, sinon une réflexion approfondie, du moins une préoccupation de la part de l’auteur sur l’identité complexe des êtres, fussent-ils de chair ou de papier (voir Le nom et l’identité et Instabilité). On décèle également une dimension métapoétique qui, comme les épîtres dédicatoires, suscite des interrogations sur les rapports entre l’auteur, la dédicataire et l’œuvre littéraire (voir Portraits peints et identités plurielles).

Une disposition en symétrie inverse
Le genre masculin ou féminin des figures allégoriques est un critère qui permet d’identifier, dans l'économie des frontispices, une disposition en symétrie inverse (Voir Genre et disposition) ; cette disposition invite à certains rapprochements porteurs de sens.

Un discours énigmatique
On peut également considérer les frontispices sous l’angle des légendes qu’ils contiennent. Celles-ci s’apparentent, par leur forme et leur contenu, à l’énigme, genre littéraire en vogue dans les milieux mondains et également pratiqué par Madeleine de Scudéry (voir légendes énigmatiques).

Les frontispices en regard du texte
Si l’on peut considérer les frontispices allégoriques en dehors de toute référence au roman, leur signification s’enrichit cependant à la lumière du texte, et éclaire en retour la lecture de celui-ci. Voir Apollon bâtisseur de murailles, De Diane à Panthée et La dixième Muse. Les frontispices allégoriques fonctionnent en ce sens comme un commentaire métapoétique du roman.

BS



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