Artamène ou
le Grand Cyrus


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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Les romans et les sources antiques au XVIIe siècle


Le mode d’utilisation des sources observé dans le Grand Cyrus n’est pas exclusif à cette œuvre. On retrouve des procédés semblables mis en oeuvre pour les sources antiques dans la Clélie, bien sûr, mais également pour plusieurs des autres romans héroïques parus à la même époque. Les auteurs revendiquent souvent la vérité historique de leurs sujets, en les rattachant à des sources grecques, latines ou contemporaines, comme le font les Scudéry dans la « Préface » d’Ibrahim (1641).

M. Magendie (1) a identifié un certain nombre de romans qui sont fondés sur des sources antiques. Souvent, le texte ancien sert de point de départ au récit, fournissant simplement un cadre. Mais il arrive aussi que des passages entiers soient des retranscriptions françaises de textes latins ou grecs. Magendie cite par exemple le cas de l’Histoire Africaine de Gerzan (1633) qui contient des parties de traductions de Tite-Live, tout comme la Clorinde (1654), œuvre anonyme, qui comprend beaucoup de passages tirés de la traduction que Jacques Amyot a donnée de la Vie de Crassus de Plutarque(2).

Magendie remarque aussi que l’histoire rapportée dans les textes antiques est souvent modifiée dans les romans du XVIIe siècle : l’amour devient le mobile essentiel ; les héros, tous royaux ou princiers, ne ressentent plus de sentiments bas qui ne correspondraient pas à leur rang. Pour pouvoir exploiter ces personnages nobles dans le roman pendant un temps plus long, on leur prolonge parfois la vie, comme c’est le cas pour le Cyrus des Scudéry, qui échappe à la mort que lui prévoyait Thomiris grâce à un sosie, ainsi que pour Statira dans la Cassandre de La Calprenède, qui, au lieu de mourir peu après le décès d’Alexandre, est sauvée.

Il possible de reconnaître un procédé tout à fait semblable à celui des Scudéry en se penchant sur les sources antiques dans la «Cassandre» de La Calprenède.

JR

(1) M. Magendie, Le Roman français au XVIIe siècle : de « l’Astrée » au « Grand Cyrus », Paris, 1932, pp. 30-39

(2) Les Vies des hommes illustres, grecs et romains, comparées l'une avec l'autre, par Plutarque de Chaeronée, translatées premièrement de grec en françois, par maistre Jacques Amyot et depuis en ceste seconde édition reveües et corrigées par le mesme translateur, Paris : impr. de M. de Vascosan, 1565



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