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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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La dixième Muse


A la lumière de l’ « Histoire de Sapho » (X,2), le frontispice inaugural de la dernière partie du roman (fr.10) s’enrichit d’une signification nouvelle : le frontispice apparaît comme une signature supplémentaire de la romancière, annonçant la dimension réflexive de la biographie romancée de l’illustre poétesse grecque. Le chiffre « dixième », dans la banderole au sommet de la gravure, établit en effet un lien symbolique entre la Muse représentée sur le frontispice et Sapho, dite « la dixième Muse ». Or Sapho est également le surnom de Madeleine de Scudéry dans les milieux mondains. Des liens textuels supplémentaires, entre l’image et le récit, confirment cette lecture. La légende

« J’aurois besoin, quoy que je fasse / De toutes les Fleurs du Parnasse »

trouve un écho direct dans le portrait de Sapho fait par Democede dans l’histoire enchâssée. La poétesse possède des mains

si admirables, que ce sont en effet des mains à prendre des cœurs : si on la veut considerer comme cette sçavante Fille qui est si cherement aimée des Muses, ce sont des mains dignes de cueillir les plus belles Fleurs du Parnasse. (Je souligne) (texte)

Sapho, de même que la Muse du dixième frontispice, s'adonne avec bonheur à la cueillette des « plus belles fleurs du Parnasse », c'est-à-dire qu'elle manie le langage avec finesse et intelligence. Dès lors, on peut voir dans le frontispice un portrait de la poétesse (voir Portraits peints et identités plurielles), et indirectement de la romancière. La gravure fait ainsi écho à des thèmes qui sous-tendent à la fois le roman et les gravures, mais aussi les épîtres dédicatoires : d'une part des considérations sur les rapports entre l'auteur, en particulier l'auteur féminin, et son oeuvre (voir Une Renommée dangereuse), d'autre part un intérêt porté aux relations complexes entre le nom et l’identité des êtres.

BS



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