Artamène ou
le Grand Cyrus


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Jean-François Sarasin, Les Œuvres de Monsieur Sarasin (extrait)



Cette page procure quelques extraits d'un récit de bataille tiré de l'Histoire du siège de Dunkerque (1649) de Jean-François Sarasin, texte dans lequel les Scudéry ont largement puisé pour le passage relatant le siège de Cumes (partie VIII, livre 2, pp. 4678 à 4710).

En 1643, Louis XIII charge son cousin, Louis II de Bourbon, dit le grand Condé, d’arrêter les Espagnols, qui mènent une offensive contre la partie septentrionale du royaume français. A la tête des troupes françaises, Condé combat et l’emporte sur les troupes espagnoles à maintes reprises entre 1643 et 1648. En octobre 1646, avec le soutien d’une flotte hollandaise, il assiège Dunkerque dans des conditions particulièrement rudes. La ville capitule après 17 jours.

Le récit de ce siège par Jean-François Sarasin (1614-1654), un des serviteurs de Condé, a été publié pour la première fois en 1649, accompagné d’une "Ode sur la prise de Dunkerque" et de l’"Ode de Calliope sur la bataille de Lens" (Histoire du siège de Dunkerque, Paris : Quinet, 1649 ; recueil de mémoires, dissertations et autres ouvrages pour servir de supplément aux Mémoires de l'Académie royale des sciences et de celle des inscriptions et belles lettres).

La version utilisée ici est extraite d’une édition posthume des œuvres de Sarasin que Paul Pellisson et Gilles Ménage firent publier en 1656 (Les Œuvres de M. Sarasin, Paris : A Courbé, 1656 ; publiées par G. Ménage d'après l'épître dédicatoire, suivies du Discours sur les oeuvres de M. Sarasin, par Pellisson).

Victor Cousin a attiré l’attention sur le lien entre ce texte et le siège de Cumes dans son ouvrage intitulé La Société française au XVIIe siècle d’après le Grand Cyrus de Mlle de Scudéry (Paris : Didier, 1858).

Un autre exemple de l'utilisation d'un récit de bataille contemporain est celui du texte de Pierre Coste, Histoire de Louis Bourbon (extrait).

Sont retranscrits ci-dessous des passages qui présentent un rapport très étroit avec le récit du siège de Cumes dans le Grand Cyrus. Les renvois aux pages correspondantes du roman se trouvent au début de chaque section.


LES ŒUVRES DE MONSIEUR SARASIN, Paris, 1656

[p. 3] : Histoire du siège de Dunkerque

Cf. partie VII, livre 2, page 4678 du Grand Cyrus

[p. 9] Il fallait, disait-on, qu’un partie de l’armée campât sur des monceaux de sable : et l’autre parmi des eaux mortes, et des terres fangeuses. Il ne se trouvait aux environs de la place ni de bois ni de chaume pour les huttes des soldats ;

Cf. partie VII, livre 2, page 4679 du Grand Cyrus

aucune commodité pour le logement de la cavalerie ; nul fourrage pour sa subsistance ; (…) [p.10] Une partie du pays était déserte et inculte ; la guerre avait ruiné le reste : il ne semblait pas que les troupes y pussent demeurer un jour ; le moyen de continuer un siège ? L’embarras des vivres était encore aussi grand. Il n’en pouvait venir que du côté de Calais par le moyen de bêtes de somme ou des charrois, ou par la voie de la mer. Les Dunkerquois avec leurs écluses pouvaient facilement inonder assez de pays pour nous ôter la facilité de cette communication de la terre ; le chemin de la mer restait toujours douteux à cause de la plage basse et sans ports ; mais quasi impossible pendant la tourmente. Ainsi, s’il venait un mauvais temps qui durât un peu, nous courions le risque d’être contraints par la faim de quitter le siège avec la honte de l’avoir entrepris sans prévoyance. D’ailleurs, comme il était très difficile de forcer Dunkerque, tant que son port se trouverait libre, il n’y avait guère d’apparence que les grands navires hollandais qui étaient dans le canal depuis la prise de Mardiik puissent se tenir à l’ancre si près de la terre si les vents continuaient à souffler furieusement, comme ils avaient commencé (…) pendant les vents de septembre (…) [p.11] (…) La place d’elle-même se trouvait en état de se bien défendre (…) les Espagnols, qui appréhendaient de la perdre l’avaient fortifiée autant que sa situation l’avait pu permettre. Ils y avaient porté avec loisir et profusion toutes les munitions qu’ils avaient cru nécessaires pour la défendre, la garnison était nombreuse,

Cf. partie VII, livre 2, page 4680 du Grand Cyrus

les bourgeois aguerris, les magasins pleins, les particuliers accommodés de toutes choses ; et ce qui semblait le plus considérable, Leyde commandait dedans. Cet homme d’une valeur extraordinaire, d’une fidélité éprouvée, d’une prudence exquise, consommé à l’art de garder les places, ayant rendu son nom immortel par le siège de Mastrik, se promettait avec un succès plus heureux (…) [p.12] une plus grande gloire de la défense de Dunkerque (…) [p.13] Quatre choses principalement lui faisaient beaucoup de peine : le mauvais état de ses troupes, qui diminuaient tous les jours et qu’il destinait pourtant à de nouvelles fatigues, plus grandes que celles qu’elles avaient souffertes, la stérilité du lieu [p. 14] où il voulait les mener, la difficulté d’ôter à ceux de Dunkerque la communication de Nieuport et la faiblesse de Furnes qu’il laissait exposée aux ennemis, s’il en retirait son armée. (…)

Cf. partie VII, livre 2, page 4681 du Grand Cyrus

Après avoir longtemps agité dans son esprit les moyens de remédier à ces inconvénients, sa prudence lui en fournit qui lui réussirent. (…) Le prince lui donna ordre munir en diligence les places que nous tenions en ces quartiers-là et de les mettre en tel état que, s’il l’envoyait quérir, il pût s’en éloigner, sans qu’elles courussent aucune fortune. (…) Il établit un maréchal de camp à chaque quartier pour ordonner l’ouvrage (…) il commanda cependant que la cavalerie allât couper du bois et voulut que chaque compagnie apportât certain nombre de pieux pour mettre à la fortification, afin que les fraises et les palissades la pussent rendre meilleure. (…)

Cf. partie VII, livre 2, page 4682 du Grand Cyrus

[p. 16] Il ne restait plus que Furnes, qu’il fallait mettre en état d’arrêter les ennemis,pendait qu’on prendrait Dunkerque et la remplir au même temps des fourrages qui devaient faire subsister la cavalerie du camp. Le prince voulut s’attacher à faire exécuter ces deux choses, afin que sa présence hâtât le travail (…)

[p.19] Il avait auparavant fait publier par le magistrat de Furnes que dans toute l’étendue de sa juridiction, les paysans eussent à amasser leurs fourrages et à les conduire dans la ville…Il établit un officier, afin de les recevoir à mesure qu’ils abordaient et de les faire ranger dans les magasins. Jamais on n’a vu tant de diligence, jamais tant d’ordre (…)Le prince cependant se trouvait partout, conduisant lui-même les travaux et faisant voir pour le reste une parfaite intelligence de l’économie militaire (…) [p. 20] (…) car dans l’espace de 14 jours les fortifications furent achevées et les magasins remplis.

Cf. partie VII, livre 2, page 4683 du Grand Cyrus

[p.44] (…) les officiers de ce fort avaient été contraints de tirer le canon sur eux et de couler à fonds une bellande (=bateau) afin d’intimider les autres et de les faire trajetter au camp.

Cf. partie VII, livre 2, page 4689 du Grand Cyrus

Dunkerque est séparée en deux villes, Vieille et Nouvelle. La ville est assise au bord de la mer, environnée de l’antique fortification d’une muraille épaisse, flanquée de grosses tours, soutenue d’un grand rempart et accompagnée d’un fossé revêtu de brique, large de plus de six vingts pieds et toujours pleine d’eau de la Colme qui croît en cet endroit selon que les marées montent. Du côté de Mardiik, l’océan s’avançant dans la terre et s’étendant le long de la muraille de la vieille ville forme un port capable de contenir deux cents grands vaisseaux. L’entrée pourtant en est étroite et dangereuse, à cause des bancs et des basses qui s’y rencontrent. Dans le canal qui n’est pas moins sûr que le port, plus de huit cents voiles peuvent se mettre à l’abri.

Cf. partie VII, livre 2, page 4690 du Grand Cyrus

[p.32] Aussitôt que l’armée fût arrivée, le prince distribua les quartiers et les voulut disposer de telle façon que si les ennemis venaient pour faire lever le siège, ils ne pussent ni secourir la ville, ni forcer le camp ; et qu’au contraire ils lui donnassent lieu de commencer son entreprise par le gain d’une bataille. (Description des environs du camp) [p. 33] (…) Ces derniers lieux semblaient assez défendus d’eux-mêmes par les canaux et par les marécages qui en rendaient l’accès mal aisé à ceux qui n’en étaient pas maîtres (…) (…) cela obligeait le prince d’assurer entièrement cet endroit. [p. 34] (…)Les navires de Hollande et les frégates françaises bouchèrent le port ; et de cette façon Dunkerque fut en un instant enfermé de tous les côtés. On fit aussitôt un pont sur le canal de Furnes pour la communication des quartiers et deux autres sur ceux de Honscotte et de Bergues à dessein de faire passer les voitures qui devaient venir de Calais et apporter des vivres au camp. Le lendemain on commença la circonvallation où d’abord toute l’armée travailla. Le prince entreprit de faire creuser un fossé profond de six pieds et large de douze, depuis les dernières dunes qui vont vers la mer, jusques au canal de Furnes : et afin d’affermir l’ouvrage et d’empêcher le sable de s’ébouler, il voulut que les lignes qui devaient être à l’épreuve du canon fussent entièrement revêtues de gazon . Il marqua tous les endroits faciles à attaquer, pour les border de fraises et de palissades. [p. 35] et à 30 ou 40 pas au-delà de ce fossé, il en desseigna un autre d’une grandeur quasi semblable. Or comme les éminences des dunes étaient inégales, et qu’il s’en trouvait le long des lignes, dont la hauteur pouvait incommoder l’armée, il fut obligé d’occuper toutes ces hauteurs, de les fortifier, et d’étendre bien loin ses travaux.

Cf. partie VII, livre 2, page 4691 du Grand Cyrus

(…)Il y avait entre autres une de ces collines, qui s’élevant beaucoup dominait dans le camp, et du sommet de laquelle on voyait nos troupes en bataille. Il eut été dangereux que les ennemis s’en fussent saisis, et qu’ils eussent monté du canon. Le prince, pour obvier à tout, s’en voulut rendre le maître, et quelque peine qu’il rencontrât au travail qu’il fallait y faire, il délibéra de l’environner de deux grandes lignes, qui joindraient celles de la circonvallation, d’élever un fort sur la cime, et d’y planter une batterie. Le rivage de la mer restait encore à fortifier. Le flux et le reflux ne laissaient aucune apparence de pouvoir travailler dans le sable, sans l’appuyer solidement. D’ailleurs la précipitation du temps ôtait toute apparence d’y fonder des digues. Cependant, le reste des travaux semblait inutile, tant qu’on laisserait sans défense ce grand espace de grève, qui demeurait découvert pendant la basse marée. [p.36] Cet empêchement n’arrêta pas toutefois le prince, accoutumé à mettre heureusement en usage, pour les fortifications, tout ce que la lecture et l’expérience lui avaient appris (…) Il résolut donc de faire planter une estacade sur la grève, capable de boucher le passage aux ennemis, et aisée à réparer aux endroits où la mer l’aurait emportée. Il voulut que l’on enfonça des pieux à force, afin qu’avec plus de fermeté, ils soutinssent le choc des vagues ; qu’on les rangeât si près les uns des autres qu’on n’y pût passer : mais pourtant avec un peu de distance, pour faire ouverture à la violence de l’océan, et la diminuer en lui cédant.

Cf. partie VII, livre 2, page 4692 du Grand Cyrus

Il n’employa pas une moindre industrie à défendre de l’eau, que les Dunkerquois avaient répandue dans les chemins…de telle sorte que les charrois qui venaient de Calais, pour apporter des vivres à l’armée, n’y pouvaient passer. Quoi que dès la première pensée, il eut prévu cette incommodité, et que dès lors il y eut trouvé remède (…) [p.37] (…) On délibéra donc d’enfoncer de gros pieux auprès des voûtes de ces écluses par où la marée regorgeait, d’y rouler de grandes pierres pour appuyer ces pieux, et d’y renverser tant de terre, afin que les écluses demeurassent étanchées. Au même temps qu’il se retranchait ainsi contre les ennemis et contre les forces de la nature, il pourvut avec beaucoup de prudence aux autres besoins de l’armée [p.39] Dans ces diverses occupations, le prince, selon sa coutume, se trouvait présent partout, et ne laissait rien exempt de ses soins, parmi ce grand nombre d’actions,

Cf. partie VII, livre 2, page 4693 du Grand Cyrus

conservant son esprit dans une assiette toujours tranquille, et qu’on reconnaissait sur son visage. Les soldats suivent son allégresse, et redoublant leurs fatigues avec joie, en quatre jours, nonobstant le vent et la pluie continuelle, les fortifications du camp furent achevées, le travail de l’estacade presque parfait, et les écluses en état de ne plus nuire. Les dunes qui se trouvaient en défense, semblaient autant de gros bastions, et surprenaient la vue des personnes qui les regardaient (…) Certes, si l’on considère attentivement les circonstances de ces travaux, que je décris avec fidélité, et si l’on examine ensuite ceux qui sont contenus dans les histoires grecques et romaines, que nos ne lisons jamais sans étonnement, on trouvera par une juste comparaison que les choses sont égales. Et conséquemment, on jugera les nôtres plus grandes, parce que nous sommes destitués des avantages de l’Antiquité, qui imprime une extrême vénération, et exposés à la malice des hommes, accoutumés à élever, au-dessus de la créance, les actions des temps passés, pour abaisser au-dessous de la vérité celles de leur siècle.

Cf. partie VII, livre 2, page 4696 du Grand Cyrus

[p. 44] (…)Les vivres venaient à peine au camp, la mer s’élevait furieuse et grosse, et les matelots sortis par la force du port de Calais, n’osant se hasarder à passer, de peur de perdre leurs bateaux(…)d’ailleurs, la pluie tombant sans relâche, pourrissait l’équipage des soldats, le vent les morfondait ; ils n’avaient pas de feu suffisamment pour se sécher : le sable piquant et menu, poussé par le vent, corrompait le peu qu’ils apprêtaient pour leur vivre et les aveuglait avec douleur : leurs huttes étaient mal faites ; une partie couchait dans la boue. Parmi tant de difficultés, outre les fonctions militaires du travail, des tranchées et de la garde du camp, il fallait réparer ce que la force de l’Océan ruinait à l’estacade, ou aux écluses, et creuser continuellement les fossés des lignes, que le vent comblait de sable. Les fatigues étaient redoublées ; les nuits froides, sans repos ; les chevaux mal établés et mal nourris, pâtissaient ; les maladies commençaient à travailler les hommes et les animaux de l’armée. Ces grandes incommodités n’étonnaient point le prince, à qui elles avaient été présentes dès le moment qu’il avait formé son dessein, et qui, comme nous avons dit, avait dès lors si bien pris les mesures, que par sa diligence et par ses extrêmes soins, son armée pouvait les supporter plus de temps qu’il n’avait jugé lui être nécessaire pour prendre Dunkerque par la force….

Cf. partie VII, livre 2, page 4697 du Grand Cyrus

[p.46] Sur ces pensées, le même jour que les retranchements furent achevés, il alla reconnaître la place, et y mena les maréchaux de Gaffion et de Rantzau. Après l’avoir fort considéré, il résolut qu’on y ferait deux attaques ; l’une au dernier bastion, l’autre à l’ouvrage à cornes le plus proche de ce bastion. [p. 47] L’attaque des maréchaux fut le premier lieu ou l’on combattit(…) [p.48] Ils y vinrent trois fois pendant la nuit, avec de l’infanterie et de la cavalerie ; trois fois nos gens les repoussèrent. Cependant Noirmoutier, quoiqu’il se trouvât partout où la nécessité du commandement et du péril l’appelaient, avait fait remuer la terre avec une telle diligence, que malgré ces attaques, on avait achevé avant le jour, un logement sur la dune que l’on venait de gagner.

Cf. partie VII, livre 2, page 4698 du Grand Cyrus

[p.49] Et le logement de Noirmoutier rendu avant la nuit capable de tenir plus de trois cents hommes. Nous perdîmes en ces divers combats quantité de gens

Cf. partie VII, livre 2, page 4700 du Grand Cyrus

[p.50] (…)des bruits avantageux que les Espagnols semaient, afin d’affermir l’esprit des peuples, d’un grand secours qu’ils préparaient, et l’assurance de forcer bientôt nos lignes… Le prince étant averti que les forces de Flandres s’assemblaient à Nieuport, et voulant s’éclaircir avec certitude de la rumeur tumultuaire de leur marche, pour se préparer à tout, envoya aux nouvelles (…) [p.51] Le jour suivant, nos batteurs d’estrade rapportèrent, que la cavalerie qui avait alarmé les paysans et les espions, n’étaient autre chose qu’un grand parti sorti de Nieuport ; que ce parti avait donné sur nos fourrageurs, et qu’en ayant pris quelques uns, il s’était retiré en diligence. Or quoi que le bruit du secours se fût épandu parmi nos troupes, il n’y avait néanmoins apporté aucun trouble. On n’y avait rien changé à la garde du camp, toujours disposée de la même sorte que si on eut eu en présence les armées des ennemis (…) Arnaud et Marsin s’étaient avancés quasi au pied de la contrescarpe [p.53] (…) le prince se rendit aussitôt au milieu de ce danger, il y remit de l’ordre par sa présence ; on fit revenir les gens au travail

Cf. partie VII, livre 2, page 4710 du Grand Cyrus

[p.65] Une volée de canon emporta la tête à un valet de pied qui le suivait et dont il se trouva si proche, qu’il fut couvert de sang et que les éclats du crâne le blessèrent au col et au visage en 5 ou 6 endroits. Dans cet extrême péril, il demeura avec un air serein et tranquille (…)



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