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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Conversation de 1686


La troisième des Conversations morales contenues dans le second tome donné à la publication par Mlle de Scudéry en 1686, a pour sujet la jalousie.

Le sentiment jaloux fait l’objet d’un examen analytique, dont les diverses composantes sont confiées aux points de vue contrastés des participants à la conversation. Il y a Tisandre, qui « par expérience et par raison » est ennemi de la jalousie ; Timagène, qui la tolère, pourvu qu’elle demeure sous contrôle ; Metroclès qui, lui, n’a jamais été amoureux ni jaloux ; Bélise qui s’est trouvée victime de la jalousie d’un époux ; Isménide enfin qui, quant à elle, croit à la possibilité d’un amour dépourvu de jalousie.

C’est l’immédiateté d’un exemple qui amène la petite société à se lancer dans des considérations étendues sur le sujet : le mari d’Hersilie s’est opposé à ce que cette dernière se rende à la campagne, où l’attend la compagnie rassemblée autour d’Ismenie. Or il s’avère que cet époux au comportement généralement perçu comme « bizarre » souffre depuis longtemps d’une jalousie soigneusement dissimulée par Hersilie.

La conversation s’attache dès lors à dégager précisément les multiples facettes de la jalousie. On veille à en différencier les types : jalousie du mari, de l’amant, de la femme, du roi ; on tente d’établir des distinctions avec les concepts voisins et associés d’ « envie », de « haine », de « fureur » ; on évalue les liens qui unissent la jalousie aux autres passions. On s’efforce en particulier de dissocier amour et jalousie. On souligne combien le sentiment jaloux, source d’illusions, fait perdre le sens de la réalité (voir jalousie et interprétation).

Toutes les opinions convergent cependant pour souligner le danger que représente la jalousie à l’égard du fonctionnement social : jalousie et valeurs mondaines sont par essence incompatibles.

Comment un amoureux peut-il se débarrasser de la jalousie ?

Il n’y pas d’autre solution que de renoncer à l’amour. Ce point de vue de Tisandre, même ardemment combattu par Ismenide emporte, tout pessimiste qu’il est, la conviction générale. Car il s’accorde avec l’idée, favorite des contemporains, que la raison est fondamentalement incapable d’exercer un contrôle efficace sur les passions (voir raison et passion).

CB



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