Artamène ou
le Grand Cyrus


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Le Règne d'Astrée
Molière 21

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Dans certains passages, le Grand Cyrus fait preuve d’une grande fidélité aux textes antiques, reprenant presque mot pour mot des passages d'œuvres grecques ou latines, ce qui révèle une grande aisance dans le maniement des textes anciens. Cependant, parfois, au milieu d’informations que l’on peut attribuer à une source précise avec une certitude relativement importante, s’intercale un élément absent du texte original. C’est le cas, par exemple, dans le passage sur les sacrifices des Perses (partie 5, livre 3, pages 3465-3466) où, à l’intérieur d’un passage visiblement extrait d’Hérodote, on retrouve un détail, le nom du dieu Orosmade, qui n’est pas mentionné dans le texte grec.

On peut également mentionner le passage concernant les druides (partie 8, livre 3, pages 5467 ss.) où figurent des détails que les œuvres antiques ne fournissent pas. Il y est question des Sarronides, autre nom pour ces dignitaires de la Gaule antique. Le texte fait l’étymologie de ce terme, en le rattachant au roi Sarron :

« Cette espece de Philosophes, de Sacrificateurs, et de Magistrats tout ensemble, furent instituez par le troisiesme Roy des Gaules, nommé Sarron, qui voulut que de son nom ils s'apellassent Sarronides. Il y a pourtant quelques parties des Gaules, où ils les nomment Druides : à cause que sous le Regne d'un de leur Rois nommé Druys, il voulut qu'on les appellast ainsi. »

Cette précision est absente des sources latines et grecques, mais semble provenir d’un texte de la fin du XVe siècle de Johannes Annius (Giovanni Nanni) : Commentarii fratris johannis Annii Viterbiensis super opera diversorum auctorum de antiquitatibus loquentium, Rome, 1498. Ce dernier dit citer un texte de l’historien grec, Bérose. Or, ce type d’information ne ressemble en rien à ce qu’on possède de l’auteur grec : Annius en est probablement lui-même l’auteur. Son texte a probablement été repris par la suite dans certaines des nombreuses œuvres sur l’histoire de la France qui parurent aux XVIe et XVIIe siècles.

De même, on peut s’interroger sur les sources des Scudéry, lorsque l’on retrouve dans un passage, des mélanges d’informations provenant de différents auteurs, comme on peut le constater dans la partie six, livre deux, pp. 3859-3864, où il est question d’un crocodile. Ici sont mélangées des données extraites à la fois d’Hérodote, de Pline et peut-être d’autres auteurs comme Aristote. Un travail de compilation a donc été effectué, soit par les auteurs du roman eux-mêmes, soit par des prédécesseurs ayant recueilli les informations dispersées.

De fait, il existait au XVIIe siècle divers ouvrages réunissant des données sur l’Antiquité, que ce soient des dictionnaires (par exemple le Dictionarium historicum ac poeticum de Charles Estienne datant de 1553), ou des traités consacrés à des sujets plus précis, comme le De Regio Persarum de Barnabé Brisson. Pour un sujet tel que le crocodile, il existait des ouvrages consacrés spécifiquement aux curiosités naturelles, comme le livre d’Ambroise Paré, Des Monstres et des prodiges (1585).

JR



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