Artamène ou
le Grand Cyrus


Projets
CPEM

Le Règne d'Astrée
Molière 21

Navigation
 • Recherche de mots

 • Recherche de pages
 • Téléchargement

Texte
 • Synopsis
 • Partie 1
 • Partie 2
 • Partie 3
 • Partie 4
 • Partie 5
 • Partie 6
 • Partie 7
 • Partie 8
 • Partie 9
 • Partie 10
 • Illustrations

Encyclopédie
 • Sommaire
 • Nouveautés

Documents
 • Textes sources
 • Cartes
 • Bibliographie
 • Liens








 

   

 
accueil  |   projet   |   œuvre   |   édition   |   contacts     


Modes d'affichages :   texte et images 
Impression :                   texte continu  texte paginé 
Fiches :                           masquer les fiches 
Taille du texte :             agrandir la police  réduire la police 
Aide :                               utilisation des options d'affichage 
   Page 7104 (page 532 de la partie X, livre second, dans l'édition de 1656)       Citer cette page

ayent si grand tort de ne s'en mettre pas en peine. Mais encore, dit Nicanor, est-il possible que vous ne trouviez que du mal à dire de la galanterie, et des Galans ? en verité, reprit Sapho, il est plus, aisé d'en dire du mal que du bien, veû le grand nombre de Gens qui se meslent d'une chose qu'ils n'entendent pas. Cependant il est certain que si les Dames en general sçavoient bien mesnager tous leurs avantages, il seroit possible d'introduire dans le monde une galanterie si spirituelle, si agreable, et si innocente tout ensemble, qu'elle ne choqueroit ny la prudence, ny la vertu. En effet si les Dames ne vouloient devoir leurs Amans qu'à leur propre merite, sans les devoir à leurs soins, et à leurs faveurs, la conqueste de leur coeur estant plus difficile à faire, les hommes seroient plus complaisans, plus soigneux, plus soumis, et plus respectueux qu'ils ne sont : et les femmes seroient aussi moins interessées, moins lasches ; moins fourbes, et moins foibles qu'on ne les voit. De sorte que chacun estant à sa place, c'est à dire les Maistresses estant les Maistresses, et les Esclaves, les Esclaves ; tous les plaisirs reviendroient en foule dans le monde : la politesse y regneroit : et la veritable galanterie se reverroit en son plus grand esclat : et nous ne verrions pas tous les jours comme nous le voyons, des hommes parler des femmes en general avec un si grand mespris ; ny se vanter si publiquement de leurs faveurs. Nous





Haut de la page ]